中法对照:A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU III 追忆似水年华 第四卷(310)
Sodome et Gomorrhe 索多姆和戈摩尔
作者:Marcel Proust 马塞尔-普鲁斯特
Deuxième Partie 第一部
编辑整理:WANGGUOTONG
Cette scène n’était, du reste, pas positivement comique, elle était empreinte d’une étrangeté, ou si l’on veut d’un naturel, dont la beauté allait croissant. M. de Charlus avait beau prendre un air détaché, baisser distraitement les paupières, par moments il les relevait et jetait alors sur Jupien un regard attentif. Mais (sans doute parce qu’il pensait qu’une pareille scène ne pouvait se prolonger indéfiniment dans cet endroit, soit pour des raisons qu’on comprendra plus tard, soit enfin par ce sentiment de la brièveté de toutes choses qui fait qu’on veut que chaque coup porte juste, et qui rend si émouvant le spectacle de tout amour), chaque fois que M. de Charlus regardait Jupien, il s’arrangeait pour que son regard fût accompagné d’une parole, ce qui le rendait infiniment dissemblable des regards habituellement dirigés sur une personne qu’on connaît ou qu’on ne connaît pas ; il regardait Jupien avec la fixité particulière de quelqu’un qui va vous dire : « Pardonnez-moi mon indiscrétion, mais vous avez un long fil blanc qui pend dans votre dos », ou bien : « Je ne dois pas me tromper, vous devez être aussi de Zurich, il me semble bien vous avoir rencontré souvent chez le marchand d’antiquités. » Telle, toutes les deux minutes, la même question semblait intensément posée à Jupien dans l’œillade de M. de Charlus, comme ces phrases interrogatives de Beethoven, répétées indéfiniment, à intervalles égaux, et destinées — avec un luxe exagéré de préparations — à amener un nouveau motif, un changement de ton, une « rentrée ». Mais justement la beauté des regards de M. de Charlus et de Jupien venait, au contraire, de ce que, provisoirement du moins, ces regards ne semblaient pas avoir pour but de conduire à quelque chose. Cette beauté, c’était la première fois que je voyais le baron et Jupien la manifester. Dans les yeux de l’un et de l’autre, c’était le ciel, non pas de Zurich, mais de quelque cité orientale dont je n’avais pas encore deviné le nom, qui venait de se lever. Quel que fût le point qui pût retenir M. de Charlus et le giletier, leur accord semblait conclu et ces inutiles regards n’être que des préludes rituels, pareils aux fêtes qu’on donne avant un mariage décidé. Plus près de la nature encore — et la multiplicité de ces comparaisons est elle-même d’autant plus naturelle qu’un même homme, si on l’examine pendant quelques minutes, semble successivement un homme, un homme-oiseau ou un homme-insecte, etc. — on eût dit deux oiseaux, le mâle et la femelle, le mâle cherchant à s’avancer, la femelle — Jupien — ne répondant plus par aucun signe à ce manège, mais regardant son nouvel ami sans étonnement, avec une fixité inattentive, jugée sans doute plus troublante et seule utile, du moment que le mâle avait fait les premiers pas, et se contentant de lisser ses plumes. Enfin l’indifférence de Jupien ne parut plus lui suffire ; de cette certitude d’avoir conquis à se faire poursuivre et désirer, il n’y avait qu’un pas et Jupien, se décidant à partir pour son travail, sortit par la porte cochère. Ce ne fut pourtant qu’après avoir retourné deux ou trois fois la tête, qu’il s’échappa dans la rue où le baron, tremblant de perdre sa piste (sifflotant d’un air fanfaron, non sans crier un « au revoir » au concierge qui, à demi saoul et traitant des invités dans son arrière-cuisine, ne l’entendit même pas), s’élança vivement pour le rattraper. Au même instant où M. de Charlus avait passé la porte en sifflant comme un gros bourdon, un autre, un vrai celui-là, entrait dans la cour. Qui sait si ce n’était pas celui attendu depuis si longtemps par l’orchidée, et qui venait lui apporter le pollen si rare sans lequel elle resterait vierge ? Mais je fus distrait de suivre les ébats de l’insecte, car au bout de quelques minutes, sollicitant davantage mon attention, Jupien (peut-être afin de prendre un paquet qu’il emporta plus tard et que, dans l’émotion que lui avait causée l’apparition de M. de Charlus, il avait oublié, peut-être tout simplement pour une raison plus naturelle), Jupien revint, suivi par le baron. Celui-ci, décidé à brusquer les choses, demanda du feu au giletier, mais observa aussitôt : « Je vous demande du feu, mais je vois que j’ai oublié mes cigares. » Les lois de l’hospitalité l’emportèrent sur les règles de la coquetterie : « Entrez, on vous donnera tout ce que vous voudrez », dit le giletier, sur la figure de qui le dédain fit place à la joie. La porte de la boutique se referma sur eux et je ne pus plus rien entendre. J’avais perdu de vue le bourdon, je ne savais pas s’il était l’insecte qu’il fallait à l’orchidée, mais je ne doutais plus, pour un insecte très rare et une fleur captive, de la possibilité miraculeuse de se conjoindre, alors que M. de Charlus (simple comparaison pour les providentiels hasards, quels qu’ils soient, et sans la moindre prétention scientifique de rapprocher certaines lois de la botanique et ce qu’on appelle parfois fort mal l’homosexualité), qui, depuis des années, ne venait dans cette maison qu’aux heures où Jupien n’y était pas, par le hasard d’une indisposition de Mme de Villeparisis, avait rencontré le giletier et avec lui la bonne fortune réservée aux hommes du genre du baron par un de ces êtres qui peuvent même être, on le verra, infiniment plus jeunes que Jupien et plus beaux, l’homme prédestiné pour que ceux-ci aient leur part de volupté sur cette terre : l’homme qui n’aime que les vieux messieurs.
不过,这一幕并不真正滑稽可笑,其中还含有怪诞的成分,如果愿意,或者可以说其中含有真实自然的东西,自有美不胜收之处。德·夏吕斯先生纵然摆出满不在乎的神态,心不在焉地垂下眼帘,但他还是不时抬起眼睛,朝絮比安投去一束出神的目光。(也许他想到,在此种场合,这样一出哑剧不能无休止地演下去,或许出于某种下面就可明白的原因,或许是出于对世间万物转瞬即逝的感叹,促使人们希望弹无虚发,一举中的,致使一切爱恋的表演都变得无比动人心弦。)德·夏吕斯先生每瞅絮比安一眼,都要设法让自己的目光伴随着一声话语,与平常人们投向不太熟悉或素昧平生的人的目光迥异。他望着絮比安,那直勾勾的奇特的眼神分明在说:“恕我冒昧,可您后背挂着一根长长的白线。”或对他说:“我可能不会搞错,您大概也是苏黎世人吧,我好像在古玩商家常遇到您。”就这样,每过两分钟,德·夏吕斯先生的媚眼秋波好似强烈地向絮比安提出同一问题,犹如贝多芬探询的短句,按同一间隔,反复出现——配以过分华丽的前奏曲——用以引出新的动机、变调和“主题再现”曲。然而,与之恰恰相反,德·夏吕斯先生和絮比安的目光美就美在它们似乎并不意欲达到某种目的,至少暂时如此。我平生第一回看到男爵和絮比安表现出这种惊人之美。在彼此的眼睛里,浮现的不是苏黎世的蓝天,而是某一我尚不知其名的东方都市的熹微晨光。无论是哪一点有力地吸引住了德·夏吕斯先生和裁缝,他们似乎早已达成协议,那多余的对视不过是礼仪的前奏曲,就好比成婚前的订婚宴。更为接近自然的是——这一连串比拟本身就十分自然,何况会出现这样的情况,同一位男子,若细细打量他几分钟,他会先后变成一个普通人,一只人鸟,一条人鱼,一只人虫——眼前仿佛出现了两只鸟,一只雄的,一只雌的,雄鸟设法往前凑,可雌鸟——絮比安,他对此类把戏无动于衷,只顾梳理自己的羽毛,毫不惊奇地望着新朋友,目光发木,漫不经心,既然雄鸟先主动迈了几步,那么大概唯有这种目光最能奏效,更能勾魂。最后,絮比安觉得保持漠然之态已远远不够,从确信已征服对方到诱其追逐、爱慕,只有一步之远,絮比安当即决定立刻出门做活,走出了可通行车马的大门。不过,他扭头张望了两三次之后,才匆匆到了街上,男爵见失去了对方的行踪,气得浑身哆嗦(但仍然摆出自命不凡的神态,打着唿哨,没忘朝看门人喊声“再见”,门房已喝得半醉,正在厨房边的小屋里忙着招待来客,根本没有听见),顾不了许多,撒腿朝街上奔去,想赶上絮比安。正当德·夏吕斯先生活像一只大熊蜂,嗡嗡嗡地飞出大门,另一只真正的熊蜂飞进了院子。谁知是不是那朵兰花企盼已久的昆虫,给她送来了稀世花粉?如没有这花粉,她恐怕就要终身空守香闺了。不过,我没有专心致志细看昆虫寻花作乐,因为几分钟后,絮比安竟又折了回来,身后跟着男爵,越加吸引了我的注意力(也许德·夏吕斯先生突然出现,絮比安一时激动,或由于别的更自然的原因,忘了带走一包什么东西,才又折回来取)。男爵打定了主意,决定加速事情的进展,便开口问裁缝借火,可又马上抱歉道:“瞧,我向您借火,可我发现自己忘了带烟。”热情好客的礼仪战胜了假献殷勤的客套。“请进屋,您需要什么,都能满足。”裁缝说道,一脸鄙夷神色骤变为满面欢笑。小铺的门在他们身后关上了,我再也听不清什么。那只熊蜂早已不知去向,不知它是否就是兰花迫切需要的昆虫,不过,一只十分难得的昆虫与一朵身不由己的鲜花终能奇迹般地结合,对此可能性,我已深信不疑。就说德·夏吕斯先生吧(权作一简单比较,仅是某种意外的巧合而已,但不管是何种巧合,把植物学的某些规律与人们有时妄称为同性恋的事情相提并论,并无冒充科学的企图),多少年来,他总是在絮比安在外时进这座府邸,可这次,恰逢德·维尔巴里西斯夫人凤体欠安,无意中碰到了裁缝,通过他,交上了本就属于男爵之类的红运,后面可以看到,世上有不少人可能远比絮比安年轻、英俊,但助男爵走上红运的却是这样一位男子,这是专为使男爵之流得以在尘世间享受自己那份淫乐而造就的人物:一个专爱老先生的男人。
Ce que je viens de dire d’ailleurs ici est ce que je ne devais comprendre que quelques minutes plus tard, tant adhèrent à la réalité ces propriétés d’être invisible, jusqu’à ce qu’une circonstance l’ait dépouillée d’elles. En tout cas, pour le moment j’étais fort ennuyé de ne plus entendre la conversation de l’ancien giletier et du baron. J’avisai alors la boutique à louer, séparée seulement de celle de Jupien par une cloison extrêmement mince. Je n’avais pour m’y rendre qu’à remonter à notre appartement, aller à la cuisine, descendre l’escalier de service jusqu’aux caves, les suivre intérieurement pendant toute la largeur de la cour, et, arrivé à l’endroit du sous-sol où l’ébéniste, il y a quelques mois encore, serrait ses boiseries, où Jupien comptait mettre son charbon, monter les quelques marches qui accédaient à l’intérieur de la boutique. Ainsi toute ma route se ferait à couvert, je ne serais vu de personne. C’était le moyen le plus prudent. Ce ne fut pas celui que j’adoptai, mais, longeant les murs, je contournai à l’air libre la cour en tâchant de ne pas être vu. Si je ne le fus pas, je pense que je le dois plus au hasard qu’à ma sagesse. Et au fait que j’aie pris un parti si imprudent, quand le cheminement dans la cave était si sûr, je vois trois raisons possibles, à supposer qu’il y en ait une. Mon impatience d’abord. Puis peut-être un obscur ressouvenir de la scène de Montjouvain, caché devant la fenêtre de Mlle Vinteuil. De fait, les choses de ce genre auxquelles j’assistai eurent toujours, dans la mise en scène, le caractère le plus imprudent et le moins vraisemblable, comme si de telles révélations ne devaient être la récompense que d’un acte plein de risques, quoique en partie clandestin. Enfin j’ose à peine, à cause de son caractère d’enfantillage, avouer la troisième raison, qui fut, je crois bien, inconsciemment déterminante. Depuis que pour suivre — et voir se démentir — les principes militaires de Saint-Loup, j’avais suivi avec grand détail la guerre des Boërs, j’avais été conduit à relire d’anciens récits d’explorations, de voyages. Ces récits m’avaient passionné et j’en faisais l’application dans la vie courante pour me donner plus de courage. Quand des crises m’avaient forcé à rester plusieurs jours et plusieurs nuits de suite non seulement sans dormir, mais sans m’étendre, sans boire et sans manger, au moment où l’épuisement et la souffrance devenaient tels que je pensais n’en sortir jamais, je pensais à tel voyageur jeté sur la grève, empoisonné par des herbes malsaines, grelottant de fièvre dans ses vêtements trempés par l’eau de la mer, et qui pourtant se sentait mieux au bout de deux jours, reprenait au hasard sa route, à la recherche d’habitants quelconques, qui seraient peut-être des anthropophages. Leur exemple me tonifiait, me rendait l’espoir, et j’avais honte d’avoir eu un moment de découragement. Pensant aux Boërs qui, ayant en face d’eux des armées anglaises, ne craignaient pas de s’exposer au moment où il fallait traverser, avant de retrouver un fourré, des parties de rase campagne : « Il ferait beau voir, pensai-je, que je fusse plus pusillanime, quand le théâtre d’opérations est simplement notre propre cour, et quand, moi qui me suis battu plusieurs fois en duel sans aucune crainte, au moment de l’affaire Dreyfus, le seul fer que j’aie à craindre est celui du regard des voisins qui ont autre chose à faire qu’à regarder dans la cour. »
刚刚说的这一切,连我自己过了数分钟后方才恍然大悟,无形存在的诸多特性与现实交织在一起,待出现某个机遇,才能从它们之中把现实理出个头绪来。反正眼下,我再也听不清裁缝和男爵到底说些什么,感到无比懊恼。恰在此时,我发现了那家出租的铺子,与絮比安家只隔着薄薄一堵墙。若要潜入那家铺子,只需上楼到我们家的套房,穿过厨房,顺家仆专用的楼梯进入地窖,通过地窖即可穿越整个院子,来到地下室的那个地方,数月前,木工曾在那儿堆放过细木护壁板,絮比安本来也打算在那儿存放木炭,接着,再登上几级台阶,便可进入铺子。这样,我的整条通道都是隐蔽的,任何人都发现不了我。这办法是再谨慎不过了。可是,我并未这样做,而是顺着围墙,露天绕过院子,尽量注意不被人瞧见。果然,谁也没有发现,不过我想,与其说我有多精明,不如说又碰了个巧。顺着地窖过去本来万无一失,可我偏偏作出那么不慎的决定,究其原因,也许有三条,假设至少有一条。首先是因为我迫不及待。其次大概是回想起在蒙舒凡藏在凡德伊小姐窗前经历的那一幕,心有余悸,隐约有些后怕。确实,我所经历的类似情景,发生时往往都具备极为不慎、难以置信的特征,虽然每次行动都很隐秘,但总是充满风险,对此类举动,仿佛后怕就是酬谢。第三个原因说来有些像儿戏,我简直羞于启齿,但我心里十分清楚,这一因素在下意识中起着关键性的决定作用。为了领会——也为了揭穿——圣卢的军事原则,我曾密切关注布尔人战争的情况,此后,我不知不觉地重温起古时探险、游历故事来。我读得如痴如醉,竟然在日常生活中模仿起来,给自己壮胆。每当发病,闹得我一连几天几夜不仅睡不着,而且躺不下,甚至不吃也不喝,全身衰竭,疼痛难忍,心想再也无望得救,这时我便会想起某个游客,错吃了毒草,瘫在沙滩上,裹着被海水浸得湿透的衣服,发着高烧,浑身哆嗦,可两天过后,竟然好转,继续盲目赶路,寻觅人迹,说不定会撞到食人族手里,他们给我树立了榜样,使我增添了勇气,获得了希望,为自己一时气馁感到羞愧。布尔人面对英国大军,毫不畏惧,需向前冲锋时绝不后退,冒着枪林弹雨,争夺矮林,在毫无防御工事的困境中,决一死战,一想起他们,我不由得思忖:“我倒要看看自己怎么会这么怯懦,那战场不就是自家的这个院子嘛,德雷福斯事件那阵子,我几次参加决斗,都没有丝毫的畏惧,现在,我唯一担心的冷箭,只不过是邻居的目光,况且他们另有其事,无暇在院里乱瞧。”
Mais quand je fus dans la boutique, évitant de faire craquer le moins du monde le plancher, en me rendant compte que le moindre craquement dans la boutique de Jupien s’entendait de la mienne, je songeai combien Jupien et M. de Charlus avaient été imprudents et combien la chance les avait servis.
进了小铺子,我尽量避免碰击地板发出吱吱声响,同时意识到,絮比安的铺子里一有动静,我这边就能听个一清二楚,心想絮比安和德·夏吕斯先生有多冒失,又多幸运!
Je n’osais bouger. Le palefrenier des Guermantes, profitant sans doute de leur absence, avait bien transféré dans la boutique où je me trouvais une échelle serrée jusque-là dans la remise. Et si j’y étais monté j’aurais pu ouvrir le vasistas et entendre comme si j’avais été chez Jupien même. Mais je craignais de faire du bruit. Du reste c’était inutile. Je n’eus même pas à regretter de n’être arrivé qu’au bout de quelques minutes dans ma boutique. Car d’après ce que j’entendis les premiers temps dans celle de Jupien et qui ne furent que des sons inarticulés, je suppose que peu de paroles furent prononcées. Il est vrai que ces sons étaient si violents que, s’ils n’avaient pas été toujours repris un octave plus haut par une plainte parallèle, j’aurais pu croire qu’une personne en égorgeait une autre à côté de moi et qu’ensuite le meurtrier et sa victime ressuscitée prenaient un bain pour effacer les traces du crime. J’en conclus plus tard qu’il y a une chose aussi bruyante que la souffrance, c’est le plaisir, surtout quand s’y ajoutent — à défaut de la peur d’avoir des enfants, ce qui ne pouvait être le cas ici, malgré l’exemple peu probant de la Légende dorée — des soucis immédiats de propreté. Enfin au bout d’une demi-heure environ (pendant laquelle je m’étais hissé à pas de loup sur mon échelle afin de voir par le vasistas que je n’ouvris pas), une conversation s’engagea. Jupien refusait avec force l’argent que M. de Charlus voulait lui donner.
我不敢动弹一下。盖尔芒特家的马夫乘主人外出,曾把一架梯子搬进我正躲着的这家铺子,紧挨工具间。若登上梯子,我准能打开气窗,一切都能听得清清楚楚,如同待在絮比安家。可我担心弄出声响。再说,也无此必要。虽然多花了几分钟才潜进这铺子,我也并不后悔。我开始从絮比安屋子听到的仅仅是些不连贯的声音,据此可作出判断,他们并没有多说话。那声音煞是可怖,若不是每次声响都伴着一声高八度的呻吟,我准会以为有人在隔壁杀人,事毕,凶手和复活的受害者齐力清洗犯罪痕迹。后来,我才知道,世间能像痛苦一样令人声嘶力竭乱喊乱叫的,那便是痛快,尤其是痛快中平添——比如平添某种恐惧,害怕怀上孩子,不过,《圣徒传》中有过类似不可信的例子,眼下决不可能有这回事——几分忧虑,唯恐弄出污秽。约莫半个小时后(此间,我蹑手蹑脚爬上梯子,透过我未打开的气窗往里瞧),双方开始了交谈。絮比安硬是不接德·夏吕斯意欲给他的钱。
Au bout d’une demi-heure, M. de Charlus ressortit. « Pourquoi avez-vous votre menton rasé comme cela, dit-il au baron d’un ton de câlinerie. C’est si beau une belle barbe. — Fi ! c’est dégoûtant », répondit le baron.
又过了半个小时,德·夏吕斯先生走出门来。“您下巴怎么剃得这么光溜溜的?”絮比安以温存的口吻问男爵,“留着漂亮的小胡子,多美呀!”“呸!多恶心哪!”男爵回了一句。
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